Dons d’organes… Par Facebook !
En Belgique, 1200 citoyens sont en attente d'un don d'organes. Le nombre de donneurs n’est malheureusement pas encore suffisant pour répondre au manque. Alors, puisque tous les moyens sont bons pour sensibiliser à cette problématique, Laurette Onkelinx, ministre de la Santé publique a développé un projet avec Facebook. Chaque utilisateur peut maintenant afficher sa volonté de devenir donneur d'organes après sa mort ! L’initiative est peut-être un peu incongrue puisque tous citoyens belges inscrits à la commune est automatiquement donneur d’organes, sauf avis contraire. Mais voilà, l’ «avis contraire » peut-être formulé par la famille.
Grâce au réseau social, la discussion autour de ce sujet parfois épineux pourra être abordée avec les proches et vous pourrez vous afficher publiquement : donneur d’organes. Comment faire ? Allez sur votre profil, cliquez sur « évènement marquant » et choisissez l’option « donneur d’organes ».
Rappelons tout de même que cette année, la Belgique affiche, avec 29,7 donneurs d'organes par million d'habitants, la proportion de donneurs la plus importante au monde ce qui la classe comme leader mondiale même si cela ne suffit tout de même pas pour combler les listes d'attente. Il ne reste qu’à espérer que le réseau social fasse son effet…
Parce que dans « violence psychologique », il y a violence!
« De toutes façons, personne ne t’aime. » Faux. J’ai de l’estime pour moi. Je ne suis pas parfaite mais je mérite du respect. Je ne suis pas «marie » en petits caractères, qui se referme sur elle même, tu n’es pas FRED maître du monde. Et même si tu étais maître du monde, je ne te permettrai pas de me traiter ainsi.
Voilà ce que certaines/certains se disent aujourd’hui, après des jours, mois, années de violence psychologique. Un spot publicitaire, « FRED et Marie" cherche à sensibiliser les couples sur cette question. Pour un couple sur huit, ceci n'est pas une fiction " assure ce spot diffusé sur la télé belge : « La violence psychologique, c'est de la violence tout court. » Cette campagne de sensibilisation à la violence psychologique souligne un problème peut être trop souvent délaissé…
Le terme violence, dans ses origines latines, se réfère à la notion de contrainte, d’usage de supériorité. La violence dans son plus large sens désigne tout comportement faisant appel à la force, mentale ou physique, sur une autre personne. Il existe plusieurs formes de violence : elle se manifeste sous des aspects très variés : psychologique, physique, sexuelle, économique, spirituelle... De ce fait, certaines violences sont plus difficiles à déceler que d’autres ! Telle que la violence psychologique : la plus subtile, elle est de ce fait la plus difficile à détecter par l'entourage et par la victime même ! C’est là le plus grand danger : accepter son propre esclavage, ne pas reconnaitre qu’il y a un problème. D’autant plus que, certaines femmes (majoritairement victimes de ce genre de violence, même si certains hommes la subissent aussi), tout en étant conscientes de leur position de victimes, ne réagissent pas ! Pourtant, rien ne doit être pris à la légère. Sachez que cette violence, EST une violence. Elle regroupe tout ce qui concerne l’humiliation, la dévalorisation, en privé ou en public ! Si vous voulez savoir si vous êtes en contact avec un homme/ femme agresseur, voici quelques caractéristiques assez banales, quotidiennes, et qui pourtant sont considérées comme des actes dits violents :
Est violent…
Celui qui vous humilie en public.
Celui qui vous dévalorise dans l'intimité ou devant d'autres personnes.
Celui qui vous fait culpabiliser et vous fait porter la responsabilité de sa violence physique ou verbale.
Celui qui vous harcèle par des remarques désobligeantes.
Celui qui vous menace.
etc…
La violence est fort banalisée, que ce soit par le biais de la télévision, des jeux vidéo, des vidéos de dailymotion,… Mais il est très important de prendre du recul par rapport aux images fictives ou réelles de violence. Ne vous dites pas que « c’est normal, naturel »! Même si votre relation vous a fait perdre amis, contacts et confiance en soi : vous pouvez vous en sortir. Oui, la violence psychologique est une violence… tout court ! Ceci est donc un appel à toutes les femmes, tous les hommes qui entendent « * Ta famille ne t’aime pas, tes amis te mentent, personne ne t’aime, personne ne te comprendra jamais *»…
Nous, moi, les associations, les millions de victimes, nous vous comprenons. Et vous, comprenez aussi.
La Belgique en deuil
28 morts, dont 22 enfants, et de trop nombreux blessés… Voilà le bilan de l'accident de bus belge qui s’est encastré dans la paroi d'un tunnel en Suisse. Il s'agit du plus grave accident de la route jamais survenu dans ce pays.
Ces écoliers âgés d'une dizaine - douzaine d'années provenaient de deux écoles néerlandophones. Ils revenaient avec leurs accompagnateurs du traditionnel séjour de ski. Malheureusement, pour une raison encore inconnue, le car a dévié de trajectoire durant la nuit et s’est encastré dans un mur. Ce choc frontal a été d'une extrême violence causant un endommagement de l'avant du bus. Les conséquences ont été fatales : tous les adultes sont morts, et dans les survivants, beaucoup sont encore dans un état critique.
Les secours sont arrivés au plus vite, déployant de très grands moyens. Les blessés ont été transportés par hélicoptère et ambulance dans différents centres hospitaliers . Malheureusement le bilan de ce terrible accident reste très lourd : 22 enfants décédés ainsi que les deux chauffeurs, les deux professeurs et les deux accompagnateurs bénévoles du séjour. Vingt-quatre enfants ont été blessés. L'identification formelle des victimes est encore en cours et des psychologues sont sur place pour accompagner les familles et les survivants.
Un Comité ministériel a eu lieu à 13 heures ce mercredi au 16 rue de la Loi et a décrété un jour de deuil national. Les assemblées parlementaires ont observé une minute de silence. La Famille royale est "profondément choquée" selon un communiqué du Palais et " Les pensées du Roi vont aux victimes et leurs familles ". Le souverain s'est rendu à l'aéroport de Melsbroeck pour y rencontrer les parents des victimes avant leur départ pour la Suisse.
Comme tout le monde, j’écris cet article pour laisser une trace de cet événement, de cette tragédie qu’aucun mot, qu’aucune phrase ne peut décrire. Mes pensées vont aux survivants, aux familles, aux proches. Mais surtout à la vie : que tous ces enfants encore blessés puissent se remettre de ce choc et puissent encore avancer, grandir. Que la vie soit avec eux...
La pub « les infidèles », une leçon de morale ?
L'acteur français Jean Dujardin, qui vient de récolter un oscar pour son rôle dans le film *L'artiste", est de plus en plus sollicité à réagir au fait que les affiches de son dernier film « Les Infidèles » ont fait polémique en France et commencent à gêner en Belgique.
En quoi cette pub choque-t-elle ? Sans doute par la position, par la suggestion, par le … message ? Et oui, de nombreuses personnes se sont arrêtées devant ces affiches en marmonnant «*C’est dégueulasse! Comment peut on montrer cela ? » Coup de pub réussi ! Mais davantage encore, leçon de morale réussie ! Mais la France interdit les affiches …
L'image du film vous donne à voir que le machisme c’est bien ? Mais c’est votre propre interprétation. Et mieux encore : vous en tirez votre propre leçon : «C’est dégueulasse ». L’affiche, donc en réalité, dénonce la vision de la femme -objet. A bien y regarder, l’homme est ingrat, a des poils blancs, et évoque ses dragueurs machistes bien lourds que toute femme fuit… Voilà une belle image qui aurait permis le début d’une réflexion sur le statut de la femme, du couple, de l’infidélité !
Oui, la pub est gênante. «Comment expliquer ça aux enfants ?». Et bien de la même manière que vous expliquez le Père Noël, Madame la cloche ou les magazines pornos postés en évidence dans les kiosks du centre-ville. «La dame cherche quelque chose, le monsieur est un médecin…» Ou si vous êtes plus philosophes, expliquez-leur que cette affiche prône la liberté de la femme. Ils ne sont pas toujours aussi bêtes qu’on ne le croit et ont besoin de ces leçons de morales…
Mais si cela vous choque toujours, tant pis, tant mieux, lisez la suite parce que je voudrais mettre cet « évènement » en parallèle avec la campagne de pub belge pour le site de rencontres extraconjugales : Gleeden. «Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la sécu», clame la pub. Voilà un slogan bien fun, bien accrocheur, et surtout … qui ne choque pas (apparemment). Sur l’affiche on ne voit qu’une pomme croquée; ainsi les enfants ne se posent pas de question (soit disant), et seuls les plus grands y voient le signe de la passion, du mal croqué par Eve.
Et oui, de nombreuses plaintes se sont élevées contre la suggestion «pornographique » du film Les infidèles, mais un site qui prône l’infidélité, qui la vend, qui la commercialise, sans la montrer ouvertement sur sa pub, en revanche, ça ne choque pas. Et ainsi, on entend chuchoter à l’arrêt de bus : «De toutes les façons, je ne crois pas au mariage ». Coup de pub superbement réussi !
La forme n’est pas gênante mais qu’en est-il du fond ? On s’indigne de l’une mais pas de l’autre ? Les mentalités ont-t-elles changés au point qu’aujourd’hui une image répugnante de l’infidélité nous choque davantage que celle qui nous l’idéalise ?
« Indignez-vous » crie Stephan Hessel, mais moi j’ajouterai : indignez vous de votre indignation. Vous rigolez à une pub de site de rencontres extraconjugales sans écouter votre sens moral : n’est ce pas cette pub qui est réellement choquante ? N’est ce pas elle qui donne aux femmes, mais aussi aux hommes, l’idée : et si je le/la trompais ? N’est ce pas elle qui va être compliquée à expliquer aux enfants ? Parce que le voilà le problème, comment justifier qu’on accepte l’infidélité ? Ce sera vous, à ce moment là, qui passerez pour moins intelligent que vous ne l’êtes…
Ne pas croire au mariage est une chose, la tromperie en est une autre. Rien n’interdit le divorce, ou bien le libertinage sans engagement, mais rien ne devrait prôner le mensonge et le malheur. Alors, aujourd’hui, je m’indigne : si vous demandez le retrait de l’affiche du film Les infidèles, alors retirez celle du site de rencontres… Après tout, c’est du donnant - donnant.
Commémorons toutes les victimes d'atrocités!
Depuis une semaine on n'entend plus parler à la télé que de l'anniversaire du 10éme anniversaire du 11 septembre. Je ne dois donc pas vous rappeler de quoi il s’agit; tout le monde connait les images de ces deux tours qui s’effondrent. L’horreur qui descend de haut en bas.
Certes, c’était impressionnant. Certes, on compte un nombre très élevé de victimes, et en aucun cas on ne nierait l’ampleur de la catastrophe. Pourtant, quelque chose dérange. Cette gêne ne vient pas de la commémoration en tant que telle. Il est évident qu’il faille se remémorer de telles choses comme il se doit, car il ne faut jamais oublier son passé. Comme disait Marx : "Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre." Mais ce qui dérange, c'est que cette catastrophe, mortelle certainement, est davantage valorisée que les catastrophes plus meurtrières et plus actuelles que les deux tours et dont la mémoire populaire ne se souvient déjà plus. Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas les Etats-Unis ? Peut-être. Tout le monde n'a pas les moyens d'étaler la douleur aux yeux du monde entier.
La question se pose : Qui pensera aux victimes de Madrid l’année prochaine, ou celles de Londres encore après ? Qui commémore aujourd’hui les milliers de morts en Irak, Palestine, En Afrique du Nord, ou du Sud ? Est-ce qu’en 2014 on parlera du génocide du Rwanda ? Après tout, Tchernobyl, cette catastrophe nucléaire qui fait encore aujourd’hui des victimes en Europe, n’a été le sujet que de quelques émissions de télé pour ses 25 ans, et ce, « grâce » à Fukushima. Il est arrivé que certaines années se passent sans la moindre allusion à cette catastrophe.
Tout cela ne signifie évidemment pas qu'il ne faut pas commémorer le 11 septembre. Mais aussi terribles que furent ces attentats, les victimes américaines ne méritent pas plus que les autres de telles commémorations. Ou, plutôt, voyons-le dans l’autre sens: les autres ne méritent pas moins qu'eux. Quelque soit la nationalité, le lieu de la catastrophe ou l'impact, tout le monde mérite que l'on pense à eux de la même manière. La vie innocente d’un Américain devrait valoir autant que celle d’un Palestinien, un Irakien, un Ukrainien, un Espagnol ou un Anglais. N’oublions pas les attentats, mais n’éclipsons pas les autres horreurs du monde. Si vous adressez une prière, une pensée, ou un statut Facebook pour les victimes du 11 septembre aujourd’hui, faites le aussi pour les autres millions de victimes des centaines d’autres attentats.
Photo@http://www.flickr.com/photos/twilight_taggers/6135581339/
Quand la tempête tue un festival…
5 morts. 70 blessés. Le festival Pukkelpop a vécu l’enfer ce jeudi 18 août. . Deux scènes de concert du festival se sont écroulées sur la foule, des panneaux d’affichages se sont effondrés, les tentes se sont envolées. Par respect pour les victimes, les concerts qui devaient continués ce week-end sont annulés. Le cauchemar est fini. Ou enfin presque.
Aujourd’hui on évalue encore les dégâts, énormes. Mais première grande préoccupation : identification des morts. 4 l’ont été et vous pouvez d’ores et déjà adresser vos condoléances sur le site : http://www.pukkelpop.be/fr/blog/pay-your-respects-1487 Mais… Une bonne organisation et une bonne entente ont sauvés des vies ! C’est peut être ça qu’il faudrait retenir de ce festival. S’il ne faut pas minimiser les dégâts de l’accident, on peut néanmoins reconnaitre que le pire fut évité. Premièrement, il fallait compter 60 000 personnes présentes au festival et aucune personne n’est morte écrasée : le mouvement de panique fut donc bien géré. Deuxièmement, si le réseau téléphone satura, grâce aux réseaux sociaux de nombreux festivaliers trouvèrent refuges chez des habitants des alentours, dévoués et touchés par l’incident, recevant douches, petit déjeuner, et réconfort nécessaire !
Troisièmement, l’amabilité des belges s’étala jusqu’au réseau de bus « de Lijn » qui au Limbourg mit tout en œuvre vendredi matin pour permettre aux festivaliers du Pukkelpop de rejoindre leur domicile. Durant toute la nuit, des navettes avaient été mises en place et de nombreux chauffeurs se sont rendus au travail plutôt, et de manière spontanée, pour prendre leur service le plutôt possible.
Maintenant, il ne reste qu’à prier et à penser aux familles, amis et proches des 5 victimes de ce festival, pukkelpop, inoubliable, dans le mauvais sens du terme.
Violence jusqu'au-boutiste pour les Britanniques !
Source: http://medias.lepost.fr/ill/2011/08/10/h-4-2566077-1312983552.jpg
Violences et pillages se sont produits depuis une semaine dans plusieurs quartiers de Londres et se sont propagés aussi aux villes anglaises de Birmingham, de Liverpool et de Bristol. Cela a couté la vie à un homme mardi, plus de 500 personnes ont été arrêtées et les coûts occasionnés sont immenses suites aux nombreux pillages effectués par les émeutiers.
On peut s'interroger sur les raisons des violences qui se sont produites cette semaine en Grande Bretagne. Il s’agit là des plus graves depuis des décennies. La classe politique et la police y voient de la "violence gratuite" et du "vol opportuniste » mais les habitants des quartiers concernés le voient d’un œil différent. Si la première excuse était la mort de Mark Duggan, un père de famille tué lors d'une arrestation policière, les victimes, ainsi que certains commentateurs, attribuent les tensions entre jeunes et police, à la crise économique, au système, et aux écarts de richesse croissants. Certes, le gouvernement britannique ne parvient pas à rétablir une croissance forte et a d’ailleurs augmenté les impôts, tout cela dans l'espoir de réduire le déficit budgétaire. On pourrait croire qu’après ces évènements, David Cameron sera probablement poussé à faire davantage d'efforts pour les quartiers défavorisés, mais mercredi, il a a déclaré vouloir recourir à l’armée si des émeutes devaient se reproduire.
Violence contre violence. Voilà la question qui se pose. Pourquoi ces jeunes ont-ils eu recours à une telle agressivité envers leur propre communauté et est ce que les autorités prendront en compte « l’appel à l’aide » peut être caché de ces jeunes ?
[ source de l'image : http://www.lepost.fr]



